Le fonctionnement du cerveau est un terrain fascinant, surtout quand il nous dévoile des choses bien utiles, comme celles-ci :

fonctionnement du cerveau1. Votre cerveau est plus créatif quand vous êtes fatigué(e)

Si vous aimez vous lever à l’aube et démarrer votre journée de travail tôt, les premières heures de la journée sont certainement les meilleures pour accomplir des tâches qui impliquent l’analyse et la prise de décision.

Analyser une situation, trouver une solution, comparer des solutions, etc… Vous avez sûrement remarqué que toutes ces tâches analytiques sont beaucoup plus difficiles à effectuer après minuit, par exemple.

D’un autre côté, si vous cherchez à être créatif(ve), vous aurez plus de chances de trouver de l’inspiration lorsque votre cerveau n’est pas « au top de son efficacité ». C’est-à-dire, quand vous êtes fatigué(e)…

C’est pourquoi il nous arrive d’avoir des idées lumineuses pendant qu’on est sous la douche après une longue journée de travail, par exemple.

Comment cela s’explique-t-il ?

Premièrement, lorsque vous êtes fatigué(e), votre cerveau n’arrive pas à « filtrer » les facteurs externes de distraction, il se laisse distraire facilement et n’arrive pas à se focaliser aussi bien que le matin.

Deuxièmement, les connexions entre différentes idées et concepts deviennent plus floues, moins précises. On va dire – en exagérant un peu – que tout commence à s’entremêler dans notre cerveau .

Eh bien, ces deux éléments sont très favorables à la créativité.

En effet, lorsque nous cherchons à être créatifs, nous avons besoin de prendre du recul, de « sortir des chemins battus », de trouver de nouvelles perspectives, n’est-ce pas ?

C’est là que les facteurs externes de « distraction » peuvent être utiles, puisqu’ils amènent votre cerveau à suivre « un nouveau sentier », une nouvelle piste de réflexion, qui n’a probablement aucun rapport avec celle que vous croyiez « la bonne »…

Vous êtes distrait(e), donc vous explorez de nouvelles pistes et cela vous rend tout simplement plus créatif(ve).

2. Faire la sieste peut améliorer votre mémoire

Les scientifiques ont déjà démontré depuis longtemps que le sommeil est d’une importance capitale pour le fonctionnement du  cerveau et pour les performances intellectuelles.

Mais depuis peu, les études se penchent également sur l’importance des siestes, ces mini-sommeils pendant la journée. Il s’avère que ces pauses sommeil, bien que très brèves, peuvent être très bénéfique notamment pour la mémoire.

Voici une étude qui vient de le prouver :

Pour effectuer un test de mémoire, on a demandé à un groupe de participants de mémoriser une série d’images. Après cet effort de mémorisation, on a accordé aux participants une pause de 40 minutes, pendant laquelle la moitié du groupe a fait une sieste et l’autre est resté éveillé.

Après la pause, on a testé l’efficacité de la mémorisation des images et voici le résultat :

Les personnes qui ont dormi pendant la pause ont obtenu des résultats nettement meilleurs aux tests de mémoire. Ils ont été capables de reproduire le contenu d’à peu près 85 % des images mémorisées !

Pour le deuxième groupe, ce pourcentage était de seulement 60 %.

Voici comment les scientifiques ont expliqué ce phénomène :

A chaque fois qu’une information est captée par le cerveau, elle est tout d’abord enregistrée dans l’hippocampe. A ce stade, c’est une information encore fragile, facile à oublier. Elle est encore dans la mémoire à court terme, surtout si le cerveau doit mémoriser plusieurs informations à la fois.

Le sommeil fait passer l’information de l’hippocampe vers le néocortex, qui est le siège de stockage à long terme des informations. Là, l’information est plus solide et a moins de chances d’être effacé.

Regardons aussi les deux hémisphères du cerveau : l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Chacun a son rôle spécifique en ce qui concerne la mémoire.

L’hémisphère droit est en charge des « transferts », il trie les informations récentes et les transférer éventuellement vers un stockage plus permanent.

Eh bien, il s’avère que pendant le sommeil, c’est l’hémisphère droit qui reste  beaucoup plus actif que l’hémisphère gauche. Ce dernier est au repos, pendant que le premier s’active à « faire le ménage » parmi les informations.

Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à faire des siestes – même de très courte durée – si vous voulez fixer des informations dans votre mémoire. (Astuce utile non seulement quand vous avez des examens à passer, par exemple, mais aussi pendant une période d’activité intellectuelle intense… )

Olivier

 

 

 

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