Franklin : comment se créer de bonnes habitudes
Inventeur, homme d’état, écrivain et économiste, Benjamin Franklin (1706 – 1790) a connu véritablement une vie de succès.

Dans une de ses autobiographies, il fait part de sa « méthode pour développer de bonnes habitudes« .

Voici son histoire…

Alors qu’il était encore jeune, Franklin prit la décision d’arriver à la perfection morale (ou en tout cas de s’en approcher le maximum possible) en développant de bonnes habitudes.

Il fit la liste de plusieurs qualités morales, écrivant pour chacune quelques explications : en quoi cette qualité consistait et comment elle se manifestait dans la vie de tous les jours.

Ensuite, pour transformer ces qualités en habitudes et de les intégrer définitivement dans son caractère, Franklin mit au point une méthode personnelle…

Le « journal des bonnes habitudes »

Il dessina un tableau où chaque ligne correspondait à une qualité ou une habitude et chaque  colonne à un jour de la semaine. Il fit ainsi un tableau différent pour chaque semaine.

Il l’appela son « journal ».

À chaque fois qu’il se surprenait en train de commettre une erreur, un geste qui venait contredire une qualité morale, il l’inscrivait dans la case respective.

Il espérait qu’en se surveillant soi-même de près, il finirait un jour par avoir un tableau avec des cases vides.

Il affirma dans sa biographie que cette « surveillance » de soi-même a été poursuivie pendant des années.

Afin que la méthode soit efficace, il se concentrait sur une seule qualité morale chaque semaine, puis la semaine suivante il passait à une autre qualité. Son objectif ? Que ces qualités s’inscrivent définitivement dans ses habitudes.

Voici la liste des qualités qu’il estimait essentielles :

Il commença par la « modération« . Cela comprenait la consommation de nourriture, dans les plaisirs, mais aussi la modération dans l’expression des opinions. Selon lui, la modération en tout est nécessaire « pour maintenir une vigilance constante et pour se créer de nouvelles habitudes positives ».

Les autres vertus que Franklin avait dans le viseur étaient, dans l’ordre : la rigueur, la détermination, la persévérance, la sincérité, le sens de la justice. Ensuite : la « pureté morale » (absence d’intention négative envers autrui) le calme, l’humilité.

Franklin avait mis au point également un programme journalier auquel il s’astreignait tous les jours de la semaine :

– De 5 h à 7h du matin, il pratiquait une activité physique, il méditait, il planifiait sa journée de travail et prenait son petit déjeuner.

– De 8h à 12h il travaillait (il était imprimeur).

– De 12 h à 13h il lisait les journaux ou vérifiait sa comptabilité. Ensuite, il déjeunait.

– De 14h à 17h il travaillait.

– À 17h il finissait son travail. Il consacrait le reste de sa journée à ses activités personnelles, à ses différents loisirs (comme la musique).

La dernière partie de la soirée était consacrée à une rétrospective de la journée. Il prenait le temps d’examiner ses décisions, ses actions, ses rencontres. Il se rappelait les moments les plus marquants et il les évaluait.

Chaque heure de sa journée était donc affectée  à une activité précise et ainsi exploitée au mieux.

Le succès extraordinaire de B. Franklin en politique, dans sa vie  professionnelle et sociale peut largement être attribué à sa persévérance. Mais aussi à son désir constant de dépasser ses imperfections et de s’améliorer.

Le « journal de Franklin », voilà peut-être une bonne recette pour transformer des objectifs en bonnes habitudes.

Olivier

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